Guinée Conakry: Le Président Condé à Paris pour lever des fonds nécessaires au développement de son Pays.

ECONOMIE
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A partir du 16 novembre, la Guinée Conakry organise une table ronde de deux jours à Paris pour convaincre ses partenaires financiers à lever des fonds pour financer son Plan national de développement économique et social ( PNDES) qui vise à doper la croissance guinéenne à l’horizon de 2020. Conakry saura-t-elle réussir ce pari si ambitieux à Paris ?

Organisé par la Guinée à Paris ce jeudi en présence du président Alpha Condé, le groupe consultatif ressemblera plus de 400 participants. Ils sont issus d'institutions financières internationales, de banques et fonds d'investissements, d'agences de coopération et du secteur privé.

Parmi les partenaires techniques et financiers de la Guinée qui prendront part à cet événement de deux jours, figurent notamment la Banque mondiale, la Banque africaine de développement ou encore le Fonds monétaire international. A cette liste d'investisseurs potentiels s'ajoutent également la Banque islamique de développement, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique et le Programme des Nations Unies pour le développement et les investisseurs privés.

Un énorme gap à combler

Une panoplie de partenaires internationaux que le gouvernement guinéen tentera de convaincre ces jeudi et vendredi. Objectif : lever les fonds nécessaires pour la mise en œuvre du Plan national guinéen de développement économique et social (PNDES) qui s'étend sur quatre années (2016-2020).

Si les dépenses prévues pour le PNDES sont arrêtées à 14,6 milliards de dollars, soit entre 3 et 3,5 milliards de dollars annuels à partir de 2017, les besoins de financement extérieurs sont estimés à 32% du total des investissements prévus. Un énorme gap à combler pour les autorités guinéennes qui veulent faire leur pays «un hub de la croissance africaine» à travers ce plan composé de plusieurs projets majeurs tels que la mise en service du barrage hydroélectrique de Souapiti qui sera dotée d'une capacité de 550 MW et la réalisation d'infrastructures routières, sans oublier le chemin de fer Conakry-Bamako-Bobo-Dioulasso.

Sont inclus dans ce programme également, des travaux de voirie, l'assainissement des villes et la mise en œuvre de projets sociaux visant l'amélioration à l'accès à la santé et à l'eau potable, le développement de la couverture de la protection sociale dans le secteur public et privé et la construction d'universités pour renforcer le système éducatif.

Le défi d'une génération

«En lançant à Paris le... lire la suite sur la tribune Afrique