Musique: BADTHINGS, BAHATLAND : TENOR passe à la vitesse supérieure.

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TENOR 666 

Exit ses déboires scolaires. TENOR c’est d’abord un artiste, que cela soit désormais clair !!! On aurait pu penser à un éventuel profil bas ou un silence artistique peut être du MISTER LE MFIANG LE WAY LE YAMO… QUE NON. Nous assistons plutôt à la métamorphose artistique du jeune rappeur Camerounais le plus populaire du moment. Avec ses deux dernières sorties à savoir BAHATLAND et BAD THINGS Ténor se positionne comme un véritable professionnel au service de son public.

Ses deux derniers titres dévoilent les ambitions de l’artiste. L’on constate au regard des videogrammes un message fort intéressant. L’exécution des vidéogrammes faite par le « must » des professionnels en matière de réalisation tel qu’ADAH AKENDJI sur « bad-things » et Benjamin NDONGO dans BAHATLAND donne à voir une qualité de travail avec des colorations et une réalisation artistique qui laisse le spectateur pantois, parfois à la limite de l’acclamation.

Les lyrics aussi ne sont pas en reste. Plus sombre, plus profond dans la parole et surtout de plus en plus explicite, les textes de TENOR ne s’adresse plus au moins de 12 ans. Les titres suffisamment évocateurs du nouveau registre artistique de TENOR sont des peintures assez subjectives de l’environnement social ou il vit et aussi de l’amour à la Sauce KWATTA GANGSTA*.

BAHATLAND :

Littéralement le pays du BAHAT ou de la méchanceté est une déclaration forte que l’artiste fait sur ses choix de vie personnel. De l’ego tripe sur un beat « old-school » signé Ramzy (mais qui est ce Ramzy ?) qui nous rappelle un peu ses raps français du début des années 2000 tel que BOUGA « Bulsance breakdown » suivre un extrait du titre de Bouga  gros buzz de l’époque qui confirme que l’on peut faire du buzz sur du buzz. L’on n’aura pas attendu un mois que Monsieur EBANFLAN, délivre une autre tuerie.

BAD THINGS… un plaidoyer à la sexsualité à l’amour charnel, et à l’éveil des sens TENOR TORSE NU

Bien des choses y sont dites : texte explicite mais loin de la vulgarité, les mots choisis rappellent des ébats où le jeu de la séduction version gangster de chez nous. BADTHINGS est une chanson portée vers l’activation des sens. Eveil des sens donc que l’artiste suggère aux fans, qui n’avait pas jusqu’ici connu cette face du rappeur aux dents métallisées.

   A 19 ans le jeune homme semble déjà prêt à franchir l’étape qui consiste à offrir au public adulte des textes qui leurs sont adressées, mais surtout ne se positionne plus comme le débutant talentueux et impressionnant, mais désormais comme l’artiste en quête de maturité auprès d’un public toujours en quête de sensation forte.