Cameroun: De mauvaises nouvelles pour Tenor ?

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Wanda People, il y aurait de l’eau dans le gaz entre Tenor et Universal Music Africa. En effet, l’artiste camerounais menacerait de partir de la maison de disques française.

Cela fait un an que Tenor a signé un contrat 360 degrés avec la major Universal Music Africa. Seulement depuis un an, la carrière du jeune prodige camerounais est au beau fixe. En effet, on ne peut pas dire que cette signature ait propulsé le rappeur camerounais au firmament, voire l’inverse. Aussi, selon des sources bien introduites, Tenor aurait signifié à sa maison de disques son souhait de se séparer d’elle. Impatience ou réelle défaillance de la part d’UMA ?

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Le 24 novembre 2017 Universal Music Africa annonçait en grande pompe la signature de l’artiste Tenor à Douala, premier artiste Camerounais et d’Afrique centrale à signer chez une Major depuis son pays natal. Cependant depuis un an, une fois le boucan dissipé, rien de vraiment concret n’en est sorti. La carrière de Tenor est au point mort. Et Tenor n’en est pas du tout content (ce qui se comprend aisément). D’ailleurs d’aucuns disent qu’il n’est pas le seul artiste mécontent du côté de la Côte d’Ivoire, Kiff No Beat se plaindrait également de leur nouvelle écurie.

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C’est sûr, le décès de son PDG Marc Antoine Moreau (mort d’un Paludisme en décembre 2017) et les longs mois de bataille interne de leadership qui s’en est suivie, n’ont pas aidé les nouveaux entrants du label. Mais ne s’agit-il que de cela ? Le contrat 360 degrés serait-il remis en cause ? Ou n’ont-ils pas vu trop grand en signant plusieurs artistes à la fois en Afrique (Toofan, Kiff No Beat, Locko, Tenor, Arafat…) pour une équipe finalement réduite et peu experte sur les spécificités du continent ?

Le costume endossé serait peut-être trop grand pour les épaules encore fragiles de la jeune filiale. Il faut dire que le marché africain, et Camerounais en particulier a ses complexités difficiles à décrypter pour les néophytes qui tentent de s’y aventurer. C’est peut-être d’ailleurs ce qui explique le recrutement de Patrick Ebongue annoncé hier comme Country Manager pour éclairer la lanterne de la jeune filiale africaine de la maison de disques d’origine française. Mais quand on sait que les Major n’ont pas l’habitude de développer les artistes en tant que tel, quelle stratégie compte adopter UMA pour atteindre ses objectifs ? Travailler avec des labels locaux comme cela se fait souvent sous d’autres cieux?

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