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VOTRE REVUE DE PRESSE DU VENDREDI 27 JANVIER 2017

 

Actualité Politique :

Bilinguisme et multiculturalisme :

La Nouvelle Expression laisse entendre que « le vice-président du Sdf démonte le décret de Biya ». La création de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme est une entourloupe périphérique qui ne saurait en aucun cas résoudre le problème de fond posé par nos compatriotes anglophones. On ne saurait soigner une tumeur potentiellement cancéreuse avec un remède de la grippe aviaire. Une solution administrative à un problème politique profond et critique. En attendant la mise sur pied du fédéralisme qui est une forme achevée de la décentralisation, les problèmes soulevés par nos compatriotes auraient pu trouver tout au moins un début de solution dans l’application effective de tous les textes liés à la décentralisation…

Cameroon Tribune parle du multiculturalisme comme : « Notre atout maître ». La diversité linguistique et culturelle du Cameroun apparaît plus que jamais comme une opportunité pour son développement. Qui n’a jamais entendu parler du Cameroun comme d’une « Afrique en miniature » ? En effet, le pays se veut un condensé de toute la diversité que l’on retrouve sur notre continent. Ceci sur les plans géographique, climatique, historique, culturel, linguistique… Si la Loi fondamentale a consacré l’anglais et le français comme langues officielles, les populations camerounaises ne sont pourtant ni anglaises ni françaises. Car, à côté de ces deux langues héritées de la période coloniale, il existe une multitude d’autres langues utilisées par les populations camerounaises. Les linguistes parlent pour cela de l’existence d’environ 250 langues dans le pays. A côté du Cameroun, l’on a souvent des pays ne disposant même pas du dixième de ces langues avoir du mal à vivre ensemble.

Crise anglophone :

« Pour ou contre le fédéralisme ? Face à face Tumi-Tchiroma ». Disciple de la paix sociale, l’ancien archevêque de Douala n’a pas perdu son franc-parler. L’homme de Dieu a jeté mardi dernier, un pavé dans la marre au sujet de la crise anglophone qui divise le pays depuis plus de deux mois. Pour Christian Tumi, il faut retourner au fédéralisme car des exemples des pays fédérés où les choses fonctionnent normalement foisonnent dans le monde. Le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary est quant à lui ferme : pas de fédéralisme, ni de sécession, rappelle Aurore Plus.

Décentralisation : « Près de 500 maires boudent les salaires de l’Etat ». C’est le titre qui barre la Une de Le Quotidien de l’Economie. Le gouvernement annonce le début du paiement des salaires des maires à la fin du premier trimestre 2017. Selon les informations tirées des dernières assises du Conseil national de la décentralisation tenue le 28 décembre à Yaoundé, une enveloppe de 5 milliards Fcfa servira au paiement des salaires de 1 305 magistrats municipaux. Seulement, au 28 décembre 2016, le ministère de l’Administration territoriale et de la décentralisation (Minatd) avait déjà validé 781 dossiers relatifs au traitement salarial des magistrats municipaux. 542 dossiers restaient donc en attente pour compléter la liste des 1 305 élus locaux en attente de prise en solde depuis la signature le 16 septembre 2015 du texte présidentiel fixant les modalités de rémunération des délégués du gouvernement, des maires et de leurs adjoints au Cameroun.

Actualité Sociale :

 Catastrophe d’Eseka :

« Un rapport d’expertise accable Camrail ». C’est la newsletter quotidienne de l’hebdomadaire Jeune Afrique qui livre les conclusions de l’un des quatre rapports déposés sur la table du Procureur général près la Cour d’appel du Centre. Il s’agit d’une enquête menée conjointement par les équipes de la Police et de la Gendarmerie pour le compte du tribunal d’Eseka. Selon Jeune Afrique, les conclusions de ce rapport sont accablantes. En effet, l’examen des données provenant de la boîte noire, des débris des wagons, et des témoignages des acteurs a révélé de « graves dysfonctionnements » dans 13 des 17 voitures qui composaient le train 152, rapporte La Nouvelle Expression.

Liberté d’expression :

La Nouvelle Expression nous dit que « Peter Essoka est dans le collimateur de la FIJ ». C’est avec verve que la Fédération internationale des Journalistes (FIJ) a effectué une sortie ce jeudi 26 janvier 2017. Première organisation mondiale des journalistes composée de 600 membres, cette dernière interpelle le Conseil national de la communication (Cnc) sur les menaces de suspension proférées à l’endroit de plusieurs organes de presse le 20 janvier dernier. Une réaction de la fédération qui fait suite à celle du Snjc. Le syndicat qui condamne lui aussi le Cnc qualifiant son action de « dérive liberticide ». Toutes les organisations de journalistes accordent leurs violons. Et sont contre les atteintes à la liberté d’opinions des citoyens, la liberté d’expression des citoyens, la liberté de savoir. L’œil du Sahel et d’information des citoyens, la liberté de presse…

Enquête :

« Zéro mort au recrutement du Bir à l’Extrême-Nord », annonce. Le titre barre la Une de Mutations du 25 janvier 2017  Recrutement du Bir : « Dix morts à Maroua ». Un bilan extrêmement lourd si l’on en croit le quotidien privé, d’autant que depuis que le Bir recrute, seuls deux morts avaient été jusqu’ici enregistrés. Le premier cas de décès avait été enregistré à Douala en 2006 et le second, à Ebolowa, en 2013. Dans ce dernier cas, il s’agissant même d’un fraudeur qui avait vendu ses supposées performances physiques à un candidat. Qu’importe ! Alors 10 morts à Maroua ? C’est beaucoup ! Pour creuser davantage, L’œil du Sahel s’est rendu à l’hôpital régional de Maroua qui abrite l’unique morgue de la ville. Le maître des lieux, Dr Vohod Deguimé, est formel. « Je n’ai reçu ici qu’un seul corps lié au recrutement du Bir. C’est celui de Danwe Daniel. Je n’en sais pas plus. Vous pouvez vous rapprocher du maire et du sous-préfet de Nkoukoula, qui l’ont conduit ici », explique le médecin. A contrario, Mutations lui, fait une descente « dans une famille endeuillée ».

Gakara :

L’œil du Sahel nous apprend que « Boko Haram pille une dizaine de maisons ».Dans la nuit du 25 au 26 janvier dernier, une bande d’individus lourdement armés a pris d’assaut la localité de Gakara. Plusieurs concessions ont été fouillées et dépouillées de leur contenu par les malfrats. Des bicyclettes, des vêtements et des porte-tout ont ainsi été emportés par les malfrats.

Justice :

« Les leaders anglophones devant le tribunal militaire ».L’affaire s’ouvre le 1er février 2017. Nous informe Le Messager. Aurore Plus poursuit après la vague d’arrestations, vient le moment de la qualification des infractions. Ce sont au total huit chefs d’accusations qui ont été retenus par le Tribunal militaire de Yaoundé contre les leaders du consortium anglophones. Il leur est reproché : l’hostilité contre la Partie, la sécession, guerre civile, révolution, bandes armées, propagation de fausses nouvelles, atteintes aux agents publics de l’Etat et résistance collective. Ces accusations sont selon un juriste rencontré, punies par le nouveau Code pénal promulgué le 12 juillet 2016 et se rapportent au terrorisme.

Actualités Economiques :

Corruption :

 « Le Cameroun perd 15 places ». Les efforts de lutte contre la corruption ne portent pas de fruits au Cameroun. C’est du moins ce qui transparait du dernier classement en date de l’Organisation non gouvernementale Transparency International. En effet sur les 176 pays étudiés par l’Ong, le pays de Paul Biya se classe 145ème. Une véritable chute puisque dans le rapport 2015, le pays occupait le 130ème rang. Le classement n’est pas le seul indice de la progression de la corruption au Cameroun. Le pays perd aussi un point sur sa notation, nous renseigne La Nouvelle Expression.

CEMAC :

 « La Banque mondiale entrevoit une hausse des prix des matières premières industrielles pour 2017 ». Dans un communiqué de presse du 24 janvier, l’institution financière entrevoit cette année un redressement sensible des matières premières à caractère industriel. Il s’agit notamment de l’énergie et des métaux, ce, en raison de la réduction de l’offre et de l’augmentation de la demande, relève le site d’information Cemac Business.

Actualités Sportives :

CAN 2017 :

 Lions Indomptables : Le Messager nous fait état « des fausses promesses de l’Etat ». Comment les textes relatifs au paiement de primes sont bafoués. « Le calme revient dans la tanière ». Mutations parle de la « discorde sur les primes ». Le paiement discriminatoire et le prélèvement des taxes suscitent la grogne. La nuit de mercredi à jeudi a été agitée dans la tanière. Le gouvernement et les joueurs ont trouvé un terrain d’entente au sujet des montants des primes d’accès en quart de finale. Le match de demain contre le Sénégal est attendu dans la sérénité, souligne La Nouvelle Expression. L’œil du Sahel et Cameroon Tribune parlent « du duel des Lions ». Six ans après leur dernière confrontation en match officiel (C’était dans le cadre des 3èmes et 4ème journées des éliminatoires de la CAN 2012), le Cameroun, qualifié pour les quarts de finale de la CAN 2017, va affronter le Sénégal. Une affiche qui fait couler beaucoup d’encre et de salive ravive des souvenirs. Sénégal/Cameroun c’est une occasion de revanche pour Aliou Cissé, l’actuel sélectionneur des Lions de Lateranga, après la finale perdue par le Sénégal face au Cameroun lors de la CAN 2002 au Mali. Le penalty manqué d’Aliou Cissé, à l’époque capitaine des ‘’ Lions’’, face au gardien camerounais Alioum Boukar lors des tirs au but, avait brisé le rêve sénégalais de soulever le trophée continental pour la première fois. Et à Aurore Plus de dire : « Lions Indomptables : ça passe ou ça casse ».

         

SOURCES:HMConsulting Revue de presse du Vendredi 27 Janvier 2017