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Les Camerounais en avance sur leurs gouvernants?

 

Le Cameroun qui est classé comme l'un des états les plus pauvres du monde, surprend de plus en plus les observateurs que nous sommes. Bien que les mécanismes de développement ne soient pas encor formels, et que l'accès au crédit est un véritable casse tête, l'on constate que le peuple Camerounais n'attend plus rien de ses gouvernants. Il s'autogouverne en corrompant ceux-ci du mieux qu'il peut pour que ces derniers ne viennent pas fouiner dans leurs petites affaires.

Pas besoin de faire une étude spécialisée en sociologie pour se rendre compte du dynamisme du peuple Camerounais et du retard de ses dirigeants. Ceci peut s'observer dans plusieurs secteurs d'activités notamment dans les secteurs de l’économie, de l'habitat, du sport et même de la culture.

Le secteur économique Camerounais reste constant avec une croissance oscillant entre 4,5 et 5%. Cette croissance, est le fruit du peuple Camerounais qui, depuis une vingtaine d'année a vu son taux de chômage exploser laissant la place désormais aux activités liées a l'initiative personnel et que l'on qualifie aujourd'hui de "secteur informel". Les Camerounais sont bendskinneurs, sauveteurs, bayam sellam, vendeur de brochette, d'orange, de pastèques, call boxeur etc. Tous aujourd'hui, parviennent à subvenir à leur besoins les plus élémentaires.  Ils vous diront qu’ils se sentent abandonnés par leur gouvernement. Du fait de l'absence de soutien au développement des activités économiques et de l'inaccessibilité aux crédits. Pourtant ces citoyens parviennent à payer leur loyer et parfois même parviennent à bâtir leur propre logement. 

L’habitat, parlons en ! Il est effectivement est aujourd'hui,  l'un des grands spectacles qu'offrent les grandes villes. Si la SIC moribonde ne suit plus dans la fourniture des logements sociaux. En plus des communautés urbaines qui, tant bien que mal, se battent à faire ici et là quelques immeubles. L'on voit de plus en plus l'étalage des villes du Cameroun dont principalement celle de Yaoundé et Douala croitre au point ou les zones urbaines sont déjà à prêt de 15 km des centres urbain. Chose qui est la conséquence du dynamisme naturel des populations qui sont en quête perpétuelle de bien être. Ils n'ont pas attendu l'Etat pour trouver des solutions à leurs problèmes.

Un gouvernement à la traine:

Le gouvernement Camerounais est à la traine on le voit depuis déjà 3 ans. Lors des différent discours du chef de l'exécutif, qui a chaque fois fait des déclarations que l'on transforme en politique mais qui sont un aveu d'impuissance fasse à la machine Camerounaise. En 2015 ce gouvernement annonçait pompeusement un grand virage vers les réseaux sociaux. Après avoir fustigé ces plateformes, et dénigrer la jeunesse qui s'y affaire au quotidien.

Un an avant c'était au tristement célèbre nouveau métier de "bendskin", que le papy national avait fait un appel de balle. Récemment avec la triste catastrophe d'ESEKA, l'on a compris que l'état n'est pas en mesure d'offrir à ce peuple dynamique des infrastructures de transport qu'il mérite. Un axe lourd similaire a un circuit de formule 1, sans compter le chemin de fer vieux de 100 ans. Pourtant, les besoins sont pressant et les Camerounais à l'œuvre. Ils ne veulent pas rester en marge de cette mondialisation qui offre tant d'opportunités d'affaires.