Cameroun: Les ravisseurs du sous-préfet de Batibo sont connus un certains "Neymar" ferait partie du gang .

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Enlevé le 11 février au matin, le sous-préfet de Batibo Marcel Namata Diteng n’a toujours pas été retrouvé bien que ses ravisseurs aient déjà été identifiés. (Parmis lesquels un certains Fon Neymar)

Les sécessionnistes ont mis leur menace à exécution. Sur les réseaux sociaux, ils avaient promis de perturber les manifestations relatives à la célébration de la 52 ème journée nationale de la jeunesse. Ils ont encore endeuillé les familles des forces de l’ordre et de sécurité. En effet, trois gendarmes ont été tués à Kembong dans le Sud-ouest et le sous-préfet de Batibo, Marcel Namata Ditenga a été enlevé à son domicile.

Mr le sous prefetM le sous prefet.

La localité de Batibo se trouve dans la région du Nord-ouest, à une vingtaine de kilomètres de Bamenda, la capitale régionale de cette région anglophone, épicentre de la contestation des séparatistes anglophones. Le véhicule du sous-préfet a été retrouvé brûlé dans un endroit isolé de la localité. Alors que le décès du sous-préfet avait été annoncé par diverses sources, puis sa libération, le ministre de la communication Issa Tchiroma Bakary, porte-parole du gouvernement a démenti l’information hier en indiquant sur le site d’information 237online.com que « deux choses sont claires : il est certain que le sous-préfet a été enlevé. Deuxièmement, des forces de sécurité se sont mobilisées dès que l’alerte de son enlèvement a été donnée. Des recherches se poursuivent pour retrouver le sous-préfet d’où il se trouve », a démenti le ministre Issa Tchiroma.

Depuis son enlèvement le 11 février vers 10h 30, des images et des informations circulaient sur les réseaux sociaux annonçant qu’il a été exécuté par ses ravisseurs. Les noms de ses présumés assassins circulent et les images d’un corps ensanglanté censé être celui de Marcel Namata Ditenga défilent sur différents sites. Les noms de ses ravisseurs ou à tout le moins des commanditaires de l’enlèvement sont aussi dévoilés.

Il s’agit de Tenyong Mbah Divine alias Fon Neymar et Brainand Fongoh alias Fiango. Selon des sources sécuritaires, Acha Ivo concepteur présumé du plan d’enlèvement de Batibo est originaire du village Ashang près de Batibo. Depuis plusieurs mois, ses faits d’armes terroristes résonnent dans la région et particulièrement l’ensemble du département de la Meme, dans les environs de Kumba.

Il y a quelques mois, il avait pris en otage la localité de Teke Hill où il prélevait des impôts, faisait régner la terreur, détruisant des écoles, exerçant une justice punitive sur les populations. Sa mainmise sur la région s’est étendue jusqu’au département du Koupe Manegouba dans les villages Etam I et Etam II.

Au cours d’un affrontement avec les troupes spéciales, il avait été défait et avait trouvé refuge au Nigeria. Après le départ des troupes spéciales, il était revenu à Batibo où il rayonnait clandestinement jusqu’à Bamenda. L’enlèvement du sous-préfet de Batibo a été exécuté par Acha Ivo assisté de Blainand Fouyoh Alias Fiango et d’autres combattants ambazoniens formés au Nigeria où ils ont pratiqué des rites censés les rendre invisibles et invulnérables.

C’est ce réseau terroriste qui favorise l’entrée des armes au Cameroun. Leur objectif était d’empêcher la tenue de la fête de la jeunesse le 11 février. Ils visent également la Journée internationale de la femme le 08 mars prochain et entendent empêcher toute consultation électorale dans la région au cours des prochains mois. Le président de la République Paul Biya a donné des instructions pour que le sous-préfet soit retrouvé, et que les auteurs de l’enlèvement soient traqués.

Tout a été mis en œuvre pour que la paix et la sécurité règnent dans la région. Le sous-préfet enlevé est originaire du département du Ndian dans la région du Sud-ouest, la deuxième région anglophone du Cameroun qui est devenue ces dernières semaines, l’aile dure de la contestation sécessionniste avec des incursions de combattants. Les attaques perpétrées à l’occasion de la 52 ème journée nationale de la jeunesse démontrent le caractère astucieux des séparatistes qui ont usé d’un subterfuge pour enlever le sous-préfet.

Selon nos informations, des combattants sécessionnistes déguisés en forces de défense et de sécurité camerounaise se seraient présentés à la résidence du sous-préfet tôt dans la matinée du 11 février alors qu’il se préparait à rejoindre la place des fêtes où il devait présider le défilé des jeunes. Les terroristes ont feint de l’escorter à la place des fêtes. C’est en sortant de chez lui qu’il a été conduit dans un endroit inconnu par ses ravisseurs, selon le témoignage de Joseph Mbah Ndam, député de ladite localité.

Au moment où nous mettions sous presse, les recherches entreprises dès la découverte de l’enlèvement laissaient craindre le pire. On comprend mieux maintenant le couvre-feu instauré le 10 février dans les deux régions anglophones de 20 heures à 06 heures du matin. L’enlèvement du sous-préfet de Batibo apparait comme une des attaques imminentes projetées par la branche armée des sécessionnistes contre plusieurs villes des régions anglophones.

actucameroun.