Attentats d'avril 2017 à Dakar de nouveau détails sont connus.

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Les gros moyens déployés par l’État du Sénégal pour faire face au péril djihadiste ne semblent pas décourager les terroristes. Dakar a, en effet, été cible d’une attaque le jour de la fête de l’indépendance du Sénégal, le 04 avril dernier. 

Dans un entretien accordé le 03 avril 2017 à Al Massar , la revue hebdomadaire d'Al Qaida dans la péninsule arabique (AQPA), Iyad Ag Ghali menaçait explicitement la France et les pays qui le soutiennent dans sa guerre contre le terrorisme, notamment dans le Sahel. 

Rien de grave jusque là pour le Sénégal. Mais, seulement, précisent sources sures, dans le lot des pays visés par le nouveau chef du groupe de soutien à l'Islam et aux musulmans (GSIM) ou Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin, figure bien le Sénégal. 

"Nos ennemis sont les ennemis des musulmans, les juifs et les chrétiens, mais c’est la France qui reste notre ennemi historique dans cette partie du monde islamique. La France et ceux qui l’aident, comme l’Amérique, l’Allemagne, la Suède, et d’autres pays de l’Afrique de l’Ouest qui les ont rejoints : le Tchad, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, le Sénégal ou encore le Niger", disait l'ancien émir d'
 Ansar Dine devenu chef du GSIM.

Une menace qu'il faut prendre très au sérieux en raison des faits d'armes d' Iyad Ag Ghali à la tête d' Ansar Dine créé en 2012. 

Selon des informations qui nous sont parvenues, Ansar Dine projetait de s'attaquer à des cibles bien déterminées au Sénégal mais aussi en Gambie. Et des sources sures indiquent que les terroristes avaient choisi le 04 avril 2017, jour de l'indépendance du Sénégal pour passer à l'assaut. 

Et même s’ils n'ont pu le faire, explique une source, ce n'est pas faute de disposer d'hommes et d'armes à suffisance. En effet d'après les informations, les terroristes détenaient par devers eux 500 kg de C4 pour fabriquer des explosifs. 

Leur projet échoua mais pour autant, ils n'enterrèrent pas leur désir de s'en prendre au Sénégal. « Une nouvelle date est fixée », souffle une source. 

Pour mémoire, quelques 41 personnes ont été arrêtées et envoyées en prison pour des faits présumés de terrorisme. La première vague de celles-ci dont le projet d’était ouvert le 27 décembre dernier puis renvoyé, devront revenir devant les juges le 14 février prochain.



À noter que le Sénégal reste, à ce jour, l’un des rares pays de la région ouest africaine qui n’a pas encore été victime d’attentat terroriste. Ce pendant, ce n’est pour autant que les autorités baissent bras. En effet, il est noté depuis quelques années, un renforcement du dispositif sécuritaire mais aussi des «campagne de sensibilisation» des jeunes sur la question 

source: Koaci.com